DTP (Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite) et coqueluche
Seul le DTP est obligatoire à l’heure actuelle en France. Il est généralement présenté dans la même injection que le vaccin contre la coqueluche.
Plusieurs dizaines de cas de tétanos sont encore déclarés chaque année en France, et la maladie est mortelle dans près de 30% des cas.
Les femmes âgées et les hommes n’ayant pas réalisé leur service militaire sont souvent moins bien protégés contre la maladie, car bon nombre d’eux eux n’ont pas réalisé les rappels nécessaires. Il est donc important que vous vous assuriez que vos vaccinations sont bien à jour.
En ce qui concerne le DTP, les premières injections se font à 2, 3 et 4 mois chez les nourrissons, puis les rappels doivent être faits à 16-18 mois, 6 ans et 11-13 ans.
A partir de 18 ans, les rappels doivent être faits tous les dix ans.
S’il s’agit d’une primo-vaccination pour un adulte (plus de 16 ans), les deux premières injections se feront à un mois d’intervalle, et la troisième 6 à 12 mois après la deuxième ; les rappels se font là aussi tous les 10 ans.
En ce qui concerne la coqueluche, l’âge de début de la vaccination a été fixé à deux mois, car la maladie est particulièrement grave si elle touche un nourrisson.
Il est donc recommandé de procéder aux trois premières injections à 2, 3 et 4 mois, avant de faire un rappel à 16-18 mois puis un à 11-13 ans.
BCG (Bacille de Calmette-Guérin)
Depuis 2007, le BCG (vaccin contre la tuberculose) n’est plus exigé en France pour tous les enfants. Il reste néanmoins recommandé pour les enfants qui vivent en Ile-de-France ou en Guyane, sont nés dans un pays où la tuberculose est endémique ou sont en contact avec des adultes venant de ces pays, dont des parents ont été touchés par la maladie ou qui vivent dans des conditions précaires.
Le vaccin est effectué en une seule injection mais du fait de son caractère aléatoire, il peut nécessiter un test tuberculinique afin de vérifier que le patient est bien immunisé contre la maladie.
On estime qu’environ 80% des personnes sont protégées à l’issue de la première vaccination par le BCG.
VACCINS RECOMMANDES EN FRANCE
ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole)
Il est recommandé de procéder à la première injection à 12 mois, et à la seconde entre 13 et 24 mois, en respectant un délai minimum d’un mois entre les deux injections.
Il n’y a pas de risque à vacciner un enfant qui aurait déjà eu l’une de ces maladies.
Hépatite B
On estime qu’il y a 350 millions de porteurs du virus de l’hépatite B dans le monde, et que la maladie fait 2 millions de victimes par an. Même si la France constitue une zone de basse endémie, il reste conseillé de se faire vacciner.
Les deux premières injections doivent être espacées d’au moins un mois, et la troisième peut se faire 5 à 12 mois après la deuxième. Il n’y a pas de rappel.
Un schéma de vaccination accéléré est proposé aux personnes qui partent à court terme dans une zone endémique.
Varicelle
La varicelle peut avoir des conséquences graves lorsqu’elle touche des adultes, car elle peut s’accompagner de complications pulmonaires.
Chez l’enfant sain, les complications sont rares : elles surviennent dans moins de 3% des cas. Le vaccin contre la varicelle est donc recommandé pour les personnes suivantes :
Pour les adultes sans antécédent de varicelle, dans les trois jours suivant l’exposition à un malade
Pour les professionnels de la santé, de la petite enfance, ou travaillant avec des personnes immunodéprimées
Chez les enfants recevant une greffe.
Si le vaccin contre la varicelle n’est pas administré en même temps que le ROR, un délai d’un mois doit être respecté entre les deux injections.
La vaccination ne doit pas intervenir moins de trois mois après une transfusion sanguine ou plasmatique.
Ce vaccin consiste en une seule injection ; étant donné qu’il est récent (entrée sur le marché français en 2004), il n’existe pas encore de données cliniques sur la durée de l’immunité qu’il confère, mais elle pourrait s’élever à 20 ans.
En l’état actuel des choses, aucun rappel n’est donc à prévoir.
Par ailleurs, il est important de ne pas prendre d’aspirine dans les six semaines suivant la vaccination, afin d’éviter la survenue d’un syndrome de Reye, une complication grave, mortelle dans 20 à 30% des cas, qui se caractérise par l’apparition des symptômes d’une varicelle ainsi que des modifications du comportement (agressivité, hyperactivité, anxiété, confusion) et des vomissement ou nausées.
VACCINS RECOMMANDES POUR TOUS LES VOYAGEURS
Il est recommandé à tous les voyageurs de vérifier avant leur départ la validité de leurs vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.
Pour les voyageurs nés avant 1980, non vaccinés et sans antécédent connu de rougeole, il est conseillé de recevoir une dose de vaccin triple avant le départ. La pertinence de cette vaccination sera cependant établie par le médecin traitant en fonction de la durée du voyage, de ses conditions et du caractère endémique ou non de la rougeole dans le pays visité.
Voyage en Afrique tropicale, Asie du Sud-Est ou Chine
Pour les voyageurs non immunisés contre l’hépatite B partant à court terme dans une zone de forte endémie (Afrique tropicale, Asie du Sud-Est, Chine), un schéma rapide de vaccination peut être proposé : trois doses rapprochées et une quatrième dose un an plus tard.
Voyage dans une zone intertropicale d’Afrique ou d’Amérique du sud
Il est recommandé de procéder à une injection anti-amarile au moins dix jours avant le départ. La vaccination est valable dix ans.
Séjour prolongé dans une zone rurale à la saison des pluies en Asie du Sud ou de l’Est
Il est recommandé de se vacciner contre l’encéphalite japonaise : les trois injections doivent être faites J0, J7, J21 ou J28, la dernière au moins dix jours avant le départ. En cas de départ imminent, un schéma accéléré (J0, J7, J14) est admis.
Séjour printanier ou estival en zone rurale en Europe centrale ou orientale
Il est conseillé de se faire vacciner contre l’encéphalite à tiques : les trois injections doivent être faites à M0, entre M1 et M3 puis entre M5 et M12.
Le premier rappel doit être fait dans les trois ans suivant la troisième dose. Si vous restez exposé à des risques d’infection, les rappels doivent être administrés tous les trois à cinq ans.
Séjour prolongé en période épidémique et en situation de forte promiscuité
Il est recommandé de procéder à une injection contre la méningite à méningocoques A et C au moins dix jours avant le départ.
Séjour dans des conditions d’hygiène précaire
Il est recommandé de procéder à une vaccination contre l’hépatite A (une injection 10 à 15 jours avant le départ, suivi d’un rappel 6 à 12 mois plus tard ; le vaccin confère une immunité de dix ans) ainsi que contre la typhoïde (une injection deux semaines avant le départ, qui confère une immunité de trois ans).
Séjour prolongé ou aventureux en situation d’isolement (surtout en Asie, et tout particulièrement en Inde)
Il est recommandé de se faire vacciner à titre préventif contre la rage (trois injections J0, J7, J21 ou J28, avec un rappel un an plus tard ; l’immunité confère une immunité de cinq ans).
VACCINS OBLIGATOIRES
Seules deux vaccinations peuvent être exigées lors d’un déplacement : la fièvre jaune et le vaccin anti-méningocoque W135.
Fièvre jaune
Dans les pays suivants, une preuve de vaccination est exigée pour tous les voyageurs : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Guyane française, Gabon, Ghana, Libéria, Mali, Niger, Rwanda, Sao-Tomé-et-Principe, Togo.
Dans les pays suivants, une preuve de vaccination est exigée pour les voyageurs ayant séjourné ou fait escale dans les dix jours précédant leur arrivée dans un pays où la fièvre jaune est endémique : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Angola, Antigua-et-Barbuda, Antilles néerlandaises, Arabie saoudite, Australie, Bahamas, Bandar Seri Begawan, Bangladesh, Barbade, Belize, Bhoutan, Bolivie, Brésil, Burundi, Cambodge, Cape-Vert, Chine, Djibouti, Dominique, Égypte, Le Salvador, Equateur, Erythrée, Éthiopie, Fidji, Gambie, Grèce, Grenade, Guadeloupe, Guatemala, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Guyane, Haïti, Honduras, Île Christmas, Île Pitcairn, Îles Salomon, Inde, Indonésie, Iraq, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Kiribati, Laos, Lesotho, Liban, Libye, Madagascar, Malawi, Malaysie, Maldives, Malte, Maurice, Mauritanie, Mexique, Mozambique, Myanmar, Namibie, Nauru, Népal, Nouvelle Calédonie, Nicaragua, Nigeria, Niue, Oman, Pakistan, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Pérou, Philippines, Polynésie française, Portugal, Réunion, Sainte-Hélene, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Samoa, Samoa américaines, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Singapour, Somalie, Sri Lanka, Soudan, Suriname, Swaziland, Syrie, Tanzanie, Thaïlande, Tonga, Trinité-et-Tobago, Tunisie, Ouganda, Vietnam, Yémen, Zimbabwe.
Les zones endémiques sont les zones tropicales d’Afrique et d’Amérique du Sud : Angola, Bénin, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Colombie, Congo, Côte d’Ivoire, Équateur, Éthiopie, Guyane française, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Guyane, Kenya, Libéria, Mali, Niger, Nigeria, Panama, Pérou, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Suriname, Tanzanie, Tchad, Togo, Ouganda, Venezuela, Zambie.
Le vaccin contre la fièvre jaune est très efficace : l’immunité est obtenue en une semaine chez 95% des sujets vaccinés, après une seule injection. Une seule dose de vaccin protège pendant dix ans et les effets secondaires graves sont rares.
Il peut être administré chez les enfants à partir de 9 mois, en même temps que le vaccin contre la rougeole, mais il n’est pas conseillé aux femmes enceintes de se faire vacciner pendant leur grossesse.
Le vaccin antiamaril peut être réalisé uniquement dans un centre de vaccinations internationales.
Méningocoques de sérogroupe A, C, Y et W135
La vaccination anti-méningoccique est obligatoire pour les pèlerins qui se rendent à la Mecque ou Médine. Avant leur entrée sur le territoire saoudien, tous les pèlerins devront justifier la mise à jour de leur vaccination contre le méningocoque en présentant leur carnet de vaccination (vaccination depuis moins de trois ans et au moins dix jours avant l’arrivée dans le pays).
Toutes les personnes provenant d’un pays africain appartenant à la zone de forte endémicité (les pays africains situés entre le Sénégal et l’Ethiopie, notamment le Burkina Faso, l’Ethiopie, le Tchad et le Niger), recevront un traitement préventif à leur entrée en Arabie Saoudite, quel que soit leur statut vaccinal antérieur.
Le vaccin est administré en une seule injection et confère une immunité de trois à cinq. Il n’est disponible que dans les centres de vaccinations internationales.
Pour les enfants de plus de 3 mois et de moins de 3 ans, deux doses de vaccin à trois mois d’intervalle sont recommandées, une seule étant insuffisante pour conférer l’immunité.